Partager l'article ! Mon autre moitié : Chlef: A environ 200 km à l'ouest d'Alger, la ville de Chlef (02) domine la wilaya du même nom. C'est là qu'est né et a ...
Ici, la wilaya de Chlef apparait sous le
numéro 2 (partie supérieur de la carte) alors qu'Alger porte le numéro 16 (les codes postaux bien sûr).
Je ne connais vraiment pas cette ville. Je me souviens y être allé deux fois, et j'ai appris avec surprise qu'elle avait un passé romain, sous le nom de Castelum Tinginitum. Y a-t-il des ruines ?
Des fouilles archéologiques ont-elles pu déceler des trésors dans les sous-sol ? Et que signifie ce nom (castelum peut-être pour château) ?
Sous la colonisation française, elle s'appelait Orléansville, puis redevient El Asnam à l'Indépendance. Le tremblement de terre du 10 octobre 1980 a été terrible, détruisant la majorité de la
ville. La légende de la malédiction du nom "El Asnam" a fait tant de ravage, que la ville changea à nouveau de nom, devenant Chlef, s'accordant avec la rivière El
Chellif.
Aéroport international de Chlef
Ce qui caractérise particulièrement Chlef c'est le paradoxe entre la tranquilité de la vie là-bas (je n'y suis allée que deux fois mais à chaque fois ce calme m'a frappé; peut-être est-ce une
fausse idée ?) et la dangerosité du site lui-même. Régulièrement au cours de l'Histoire, des tremblements de terre violents ont détruit la ville ou décimés les populations locales.
Il s'agit ici du séisme de 54.
Asnam signifie "statues" et éventuellement "idoles". Ce nom viendrait des nombreuses sculptures découvertes par les conquérants musulmans. Il me semble que les arabes
de l'époque ont délaissé la ville à cause de cette référence aux idoles, référence même qui précipita le changement de nom après le tremblement de terre de 80. Mon père ne m'en a pas beaucoup
parlé, mais il m'a tout de même raconté qu'après cette date, la ville n'a plus jamais été la même. Il lui fallait du temps bien sûr pour se redresser, mais d'après lui, c'était comme si elle
avait perdu une partie de son "identité" en même temps que ses géostructures. Si l'on se concentre sur l'architecture locale, on remarquera du bâti ancien, survivant d'une période dépassée, le
bâti moderne aux normes antisismique et les préfabriqués, mis à disposition de la population après la catastrophe. La maison de ma grand-mère était un préfabriqué, et preuve en est qu'il était de
qualité, puisque presque 30 ans plus tard, il tient toujours. D'ailleurs, d'autres pièces, réalisées par des maçons, se sont greffées à ce premier bloc et le tout s'imbrique parfaitement; la
maison est très confortable. Elle est situé sur un petit terrain qui dispose d'une petite cour carrelée et d'un petit jardin où pousse un grand figuier me semble-t-il.
Je sais que Hassiba Ben Bouali venait de Chlef. Je sais que c'est une ville où il fait atrocement chaud! Je crois qu'on y mange pas mal de figues de Barbarie, vu que mon père en est très friand
depuis longtemps.
Mes connaissances s'arrêtent là pour la ville elle-même. J'ai essayé d'en savoir plus sur les coutumes traditionnelles de la ville, mais on n'a fait que me répéter "c'est entre Oran et Alger
alors ça prend un peu aux deux". Je suis sûre néanmoins que cette ville a su développer des traditions qui lui sont typiques. Inchallah j'en apprendrai plus à
l'avenir.