Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 22:41

En arrivant au Mahçoul, on descendait d'abord les longs escaliers (quelle galère pour les remonter ensuite!) qui longent le dénivelé de terre et d'arbres et menent directement au pallier du block 17.

On descend un escalier me semble-t-il, mais vraiment pas beaucoup, quelques marches seulement, et sur la droite se trouve le pallier du rez-de-chaussée (côté entrée, car de l'autre côté il n'est pas au rez-de-chaussée). La porte de gauche est celle de l'appartement, un F2 au départ. Face à la porte d'entrée, la salle d'eau. Je me souviens que le robinet restait ouvert la nuit au cas où l'eau courante fonctionnait alors que tout le monde dormait. Il y avait toutes sortes de récipients pour la récupérer afin qu'elle serve aux tâches ménagères du lendemain. Je ne sais plus si elle était potable.

A gauche une chambre, elle est très sombre car elle n'a pas de fenêtre directe, et pour cause, une porte-fenêtre donne sur ce qui semble être une grande loggia. Il s'agit de l'ancienne cour, qui a été murée depuis et qui ne comporte qu'une (ou quelques ? mes souvenirs ne sont pas nets) fenêtre(s) tout en haut, au niveau du sol extérieur (n'oublions pas que le terrain est en très forte pente; côté escalier l'appartement est donc au rez-de-chaussée alors que côté place il est au premier, le rez-de-chaussée étant alors figuré par les "appartements" des habitants du sous-sol! (locaux insalubres qui auraient dû faire figure de caves mais que la crise du logement a reconvertis (ou l'appât du gain semblerait-il; d'après ce qu'on me dit (et d'après mes souvenirs d'un escalier plus noir qu'une mine, nauséabond et ruisselant d'humidité) il n'y a pas eu de travaux pour améliorer l'hygiène et le confort sanitaire de ces caves).

De retour dans le couloir de l'entrée on continue vers le salon, qui fait face à la chambre. Il était meublé avec d'ancien vaisselier quand j'étais enfant. Une fenêtre permet de se pencher tant bien que mal sur la petite place (celle de la photo 40) et d'étendre du linge (classique dans le paysage).

En revenant à nouveau dans le couloir (très petit en fait), on peut aller dans la cuisine à droite du salon. Il n'y a pas beaucoup d'espace pour circuler à plusieurs, mais elle donne sur la loggia (d'origine) qui permet un gain de place important. Elle est surtout très illuminée. Je crois que le mur était ajouré de manière à laisser passer la lumière pleinement, mais je n'en suis pas sûre. Je me souviens en tout cas que ma grand-mère (Allah yarhamha) pouvait y cuisiner sur la tabona (un réchaud à gaz comme ci-contre).


















Dans cette loggia, elle travaillait aussi la laine je crois, à partir des peaux de moutons de l'Aïd ou d'éventuels abbatages au cour de l'année. Quelques(unes servait de frach pour s'asseoir contre le carrelage froid.









Il me semble que je revois l'image d'une femme en train de rouler le couscous (tetfatal el taam).







Le soir, on dormait entre filles/femmes dans le salon, sur des matelas et des nattes c'est-à-dire el frach en général.
Les hommes dormaient dans la chambre et l'ancienne cour (carrelée bien sûr). La fenêtre du salon restait grande ouverte en été et on étouffait quand même de chaud. Une fois allongée, c'était presque comme dormir à la belle étoile tant la vue sur le ciel était claire et dégagée. Une nuit, très tard, le ciel s'est soudainement éclairci, pendant plusieurs minutes, sans que ce soit l'effet d'un éclair soudain. J'imagine qu'il y a une explication naturelle, connue des météorologues, à ce phénomène, mais je ne l'ai pas encore trouvée.

Par Mounira - Publié dans : Histoire de, histoires pour, planter le décor
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Archives

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus