Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 16:10
Les  informations sur le blason d'Alger ont été trouvé sur ce site link qui propose un recensement de nombreux autres blasons algériens et de leurs explications.

 

peint par Ali Khodja (artiste algérois dont voici le site link)

Au début j'ai cru que ce blason était très ancien alors qu'il semble plutôt dater de l'Algérie indépendante.

La forteresse : protection et défense de la ville; mais en même temps je suppose que c'est une référence directe à la Citadelle de la Casbah.

Le bâteau : en référence à la flotte algéroise si célèbre à l'époque turque de la ville et qui lui fit profiter de son renom; n'oublions pas que les pirates Barberousse ont été de grandes figures historiques, et que la flotte algéroise a participé pendant longtemps aux "courses" (disons aux "pillages organisés et admis" de bâteaux étrangers).

Les deux lions de Bab-Azzoun (comment sait-on qu'ils viennent de cette porte puisqu'il n'en reste rien aujourd'hui ? sans doute des témoignages précoloniaux...) : la force évidemment.

La plume : les Lumières bien entendu, pas au sens européens du terme, mais toujours prônant la culture et les sciences comme excellence.

La gerbe de blé : l'agriculture 

La roue : l'industrie



Ancien blason d'Alger

Près de 30 ans après la colonisation française, que la ville d'Alger commença à "chercher" ses armoiries. C'est-à-partir du modèle d'un blason peint sur les remparts de Bab Azzoun (je pense que c'est celle-ci la porte de la Marine ?) que fut réaliser le "nouveau" blason.

En coeur, orné d'un croissant, d'un lion associé à un boulet de canon (sous sa patte avant droite), d'un navire et d'une gerbe, il a pour couleurs le sinople (vert dans le lexique héraldique), l'azur (bleu) et  le blanc. Il était décoré d'or et d'argent (autour du médaillon et dans les symboles eux-mêmes). On ajouta à ceci la croix latine et son gueule (son rouge). 
L'écu est surmonté par une couronne à cinq tours stylisées "mauresques". Les deux gerbes qui l'encadre en bas, seraient des plumes de phénix retenue par un lien et une croix de guerre (Seconde Guerre Mondiale).



Une autre présentation (la gerbe est plus visible, le boulet de canon aussi) :



Si on s'essaye à l'interprétation, on peut avancer que le navire, le lion et la forteresse de la couronne symbolise la même chose que dans le blason de Ali Khodja. D'ailleurs le trio symbolique lion/forteresse/navire est renforcé en terme de "menace" par le boulet de canon.
La gerbe pourrait tout autant symboliser l'agriculture, mais les français considérait-il vraiment, 30 ans après l'invasion, qu'Alger pouvait être représenter par ce domaine ? Ou est-ce un leg du blason d'origine ? Toujours est-il qu'il me semble que l'Alger turque n'était pas vraiment tournée vers les activités agricoles (je parle de la ville elle-même, pas de la région, c'est-à-dire pour l'époque de la Casbah). La population algéroise était plus concentrée sur l'artisannat, le commerce, et les métiers de la marine, mais peut-être suis-je dans l'erreur ?
Le vert pourrait être pour l'Islam ? Etonnant que les français l'ait conservé alors! surtout que dans l'héraldique occidental, cette couleur symbolise entre autres la liberté et l'espoir
L'azur pour la flotte, la mer, la pêche, bref la Méditerranée ?
Reste à savoir pourquoi les plumes de phénix ? Le blanc ? La croix de guerre ?
Et surtout à quoi correspond exactement le premier blason ? Ali Khodja met en évidence deux lions, ici il n'y en a qu'un, et ce n'est qu'une seule des multiples questions qui se posent.

Il existe aussi des blasons de certains "quartiers" d'Alger ,comme El Biar par exemple.
Par Mounira - Publié dans : Héraldique
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 18:20
 Je  n'ai pas pu trouver d'interprétation générale, mais on va essayer d'en tirer quelque chose.

La forteresse... Il ne me semble pas qu'il y en ait une, ou qu'il y en ait eu une, tout aussi forte symboliquement dans l'identité de la ville que celle d'Alger par exemple. Sauf bien sûr, celle qu'aurait éventuellement utilisée la garnison romaine à l'origine de la ville. Ce serait donc une référence aux origines de Chlef, référence que l'on retrouve dans le dénominatif au bas "Castellum Tingitanum".

Les couleurs : tout dépend de l'origine de ces couleurs. Si on pense que ce sont les français qui les ont choisi on associera évidemment le bleu au lys pour obtenir la royauté. L'or représenterait éventuellement la grandeur, le prestige, l'intelligence, etc. D'après Théo Bruant d'Uzelle (n°81 de la revue P.N.H.A) l'or et le rouge symbolisent le soleil africain et le sable du désert (pas très présent à Chlef pourtant...).

On a une étoile et un croissant pour l'Islam (pourquoi noir ? la seule interprétation héraldique que j'ai trouvé c'est la tristesse ou le diamant; d'autres versions les montrent en vert ce qui serait plus "logique").

Le lion, toujours la même chose, c'est international j'imagine, la force, la grandeur, la puissance, etc. Il s'appuie sur un bouclier... La protection ? L'assurance d'une bonne défense ?

On retrouve face au symbole musulman le monogramme du Christ en rouge. D'après ce que j'ai pu comprendre, on voit le Chi et Ro grec (le X et le P, qui en fait signifient C et R) qui correspondent au mot "christ". L'alpha à gauche et l'omega à droite, première et dernière lettres de l'alphabet grecque, signifient que le Christ est le début et la fin de toutes choses. Le toute est un symbole que l'on peut retrouver assez facilement sur diverses oeuvres chrétiennes (catholiques uniquement ?).

Je ne sais pas ce que signifie exactement le symbole blanc au-dessus des lys, mais toujours d'après T. B. d'Uzelle, il s'agit des armoiries de la Maison d'Orléans (et oui, Orléansville). Et effectivement le voici :


Par Mounira - Publié dans : Héraldique
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 18:38
Après une petite recherche sur les "blasons" nationaux, j'ai pu en trouver plusieurs grâce à... Wikipédia! Il suffit de suivre ce link.

Que nous dit cet article ?
Que l'emblème algérien sous l'occupation était celui-ci :


Puis à l'Indépendance, les premières et dernières armes (ou blason) nationales; on remarque en haut les deux petits signes, il me semble que c'est la lettre arabe "djim" écrite en double éventuellement pour Djazaïr (l'initiale symbolise classiquement le nom du pays) :


On passe ensuite aux emblèmes, avec celui des années 70 :









Et enfin l'actuel qui reprend beaucoup du précédent :

 Cet emblème a été adopté en 1976; pourquoi a-t-on considéré important de remplacer le précédent ? Aucune idée. Peut-être pour marquer un remaniement politique.

Tout d'abord en arabe, sur tout le pourtour de l'emblème, on peut lire le nom officiel du pays "République Algérienne Démocratique et Populaire"/

Les épis de blé représentent l'agriculture, si chère à l'Algérie et surtout la révolution agraire, qui promettait à la nation l'autosuffisance. Les lauriers, c'est bien sûr ceux de la victoire.
Sous les épis, une urne électorale.

La khamsa au centre (main de Fatima) symboliserait... Je sais pas trop, est-ce que c'est une main unie (genre unie comme les cinq doigts de la main) ou une khamsa typique (genre khamsa fi aynik ? ils sont pleins d'humour dans les 70's!).

Il y a également les branches d'olivier portant des fruits. Ces rameaux représentent classiquement la Méditerranée.
Je lis qu'ils représenteraient aussi les berbères, mais ça m'étonne vu que c'est vraiment un symbole généralisé à toute la Méditerranée et qu'ils existent de nombreux autres symboles plus représentatifs de ce peuple.

Les montagnes en font sont les maquis de la guerre d'Indépendance.

Le soleil, c'est l'horizon, l'avenir, l'espoir et donc le nouveau départ de l'Algérie sur un chemin pavée de bonnes surprises et de réussites grandioses (croyait-on à l'époque).
Ailleurs, je lis qu'il représente le Maghreb (soleil couchant donc ?).

Reste les maisons en jaune et marron. Je lis qu'elles représentent la Casbah d'Alger... Mouais, en jaune c'est pas plutôt une usine avec sa cheminée ?

Et bien sûr, le croissant et l'étoile. No comment.

Avec tous ses symboles réunis dans un seul emblème, on s'y perd un peu. En plus, il y aurait aussi des feuilles de chênes, de quoi s'agit-il encore ?
Par Mounira - Publié dans : Héraldique
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 20:53

C'est une ville dans la wilaya de M'Sila (28), et avant il me semble qu'elle était associée à Medea.


Elle est au sud d'Alger. C'est de là que vient la souche principale de ma famille maternelle.  
Et oui, nous ne sommes algérois que d'adoption, mais cela fait tellement longtemps que nous avons envahi les quartiers de la capitale, que certaines de nos branches sont clairement devenus algéroises. Sans pour autant renier nos origines, heureusement!


Je ne sais pas grand chose de cette ville (ça commence à devenir redondant). Elle tient son nom du wali (qui y a vécu ?) sidi Aïssa, appelé parfois Bougabrine que l'on pourrait traduire par "Sidi Aïssa aux deux tombes". Ce nom vient d'une "histoire" (je ne sais pas encore s'il s'agit d'une simple légende, ou d'un fait considéré comme vrai par les habitants de la ville, ou autre) qui prend pour personnage principal le corps mort de sidi Aïssa (comment est-il mort d'ailleurs ?). Deux tribus se sont affrontées pour pouvoir enterrer le corps du défunt, celle de ses descendants directs et celle de descendants un peu plus éloignés (qui se seraient appelés Fouatah). Chacune revendiquait un droit à disposer de la dépouille du wali et les combats qui les opposèrent furent sanglants. A la tombée de la nuit, chacun des deux clans se retira pour se reposer et soigner ses blessés. Au petit matin, de retour sur le champ de bataille, ils constatèrent qu'un "miracle" (?) s'était produit pendant la nuit; il n'y avait plus un seul corps mais deux, parfaitement identiques. Chaque tribu disposa d'une dépouille qu'elle enterra, les descendants directs érigeant tout un mausolée, dans la ville même de Sidi Aïssa.
Parmi toutes les zones de troubles de cette histoire (le fait est que je ne la connais pas dans les détails donc mea culpa; j'arrangerai tout ça dès que possible inchallah), on peut se demander si le corps a passé la nuit sur le champ de bataille, vu qu'au petit matin les deux tribus le virent en se retrouvant. Et où s'est installée l'autre tribu ? Comment s'appelle cette deuxième ville et où est passée la deuxième tombe ? Est-ce que l'autre tribu se considérait comme des descendants directs ou racontons-nous la version juste ? etc.
J'ai lu qu'il existait de nombreux autres "bougabrine" comme sidi Dilmi (Medjana - là encore deux tribus et deux mausolées, mais cette fois sur deux collines qui se font face; intéressant à voir sans doute), sidi Mohamed Ben Abderrahmane (Belcourt - dispute entre ses descendants et les algérois de Belcourt où il avait décidé de s'installer et de finir sa vie), sidi Bougabrine el Bahri (le marin) en Tunisie.

Il y a de nombreuses autres histoires sur la vie de sidi Aïssa et j'essaierai de raconter ici toutes celles que je pourrais entendre : son voyage en Kabylie, le jour où il fut avalé par un autre wali, l'attaque des islamistes sur son mausolée, etc.

Je me rends compte que j'ai oublié d'expliquer ce qu'est un wali! Il y a plusieurs définition en arabe et la première vous renverra vers des "préfets", les administrateurs des wilayas en clair. Dans ce contexte, "wali" est plutôt un titre qui se rapporte à l'arabe pour désigner un homme "proche de Dieu". Ce titre désigne un homme pieux, qui a reçu de Dieu certains dons, utilisés pour aider les autres (rappelez-vous la chanson sur "Abdelkader boualam dawi el hal aliya" que je traduirais grossièrement par Abdelkader (boualam signifiant "à l'oriflame"; il s'agit je crois d'un wali oranais) guéris-moi). Plus "efficace" qu'un mrabat (un marabout), beaucoup ont des mausolées dans leur ville d'origine, en devenant d'ailleurs des saints patrons à titre posthume. Des gens viennent du monde entier (bon en tout cas de nombreux pays) en ziara (en visite) dans ses mausolées, lorsqu'ils ont besoin d'aide pour guérir (physique, mental) ou trouver une solution à un problème, à une situation qui les paralyse dans leurs vies de tous les jours.
Souvent, on entend dire que rechercher de l'aide dans le mausolée d'un wali va contre les principes de l'Islam, car cela s'apparente à du polythéisme. Les "wali essalihine", ceux qui sont "officiellement" reconnus en tant que tel (il y a aussi des femmes d'ailleurs) ont voué toute leur existence à Dieu, aux actes de bonne volonté, à l'accomplissement d'oeuvres altruistes. Pour beaucoup, leur "aura" de bienveillance, de bienfaisance a disparu avec eux à leurs morts (Allah irahamhoum). 

J'ai été plusieurs fois là-bas, surtout plus jeune donc il faudrait que je consolide mes souvenirs par de nouvelles visites. Je me souviens d'une très longue route par temps de pluie, d'un épisode précis de grêle qui m'avait marquée à l'époque, d'un repas joyeux autour d'une mida (table basse) à base d'el ben (lait fermenté) et de pain matlou' (pain de semoule cuit dans un plat spécial (un délice!). Je me souviens aussi du mausolée obscur et frais et de la terre sombre et humide autour de la tombe.
Et d'un vieil homme rieur pendant le repas. Je regrette de ne pas me souvenir de qui il s'agit, peut-être un oncle que je ne pourrais plus jamais revoir ? Rabbi aalam (Dieu seul le sait).
Ah au fait, comment se fait-il que ma famille vienne de cette ville ? Mais tout simplement parce que nous faisons partie de ses descendants. Les descendants de sidi Aïssa sont aujourd'hui répartis en quelques noms affiliés les uns aux autres de mille et une manière. La plupart vivent toujours là-bas mais nombreux sont ceux qui l'ont quittée pour des raisons diverses. Actuellement la ville, qui s'est considérablement agrandie a vu elle aussi arriver un lot considérable de nouveaux venus et compte en 2008 environ 80 000 habitants

J'ai découvert récemment quelques sites dédiés à la ville en suivant ce: link et ce link.

wilaya : M'Sila
district : Sidi Aïssa 

Par Mounira - Publié dans : Lieux phares
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 23:51
Je n'y suis jamais allée, si ce n'est de la traverser en voiture (et encore).

Certains membres de ma famille y sont installés, je les énumèrerai par la suite.

Elle est à 25 km à l'ouest d'Alger-centre, c'est-à-dire dans la direction de Tipaza et comptait en 2002 plus de 45 000 habitants. C'est une ville qui profite beaucoup de sa position sur le littoral, elle est très tournée vers les activités touristiques, balnéaires et de loisirs en général (Palm Beach, Moretti, etc.). Sidi Fredj en dépend directement. C'est par cette plage que débarquèrent les français en 1830.
Son nom s'écrit Staouéli (ou Staoueli) mais on le prononce Staouali.

 le Sheraton





























Avant d'être touristique, elle était surtout agricole. Il me semble que djadi Mejd avait des terrains là-bas.
 domaine de la Trappe

wilaya : Alger (16)
district : Zeralda
Par Mounira - Publié dans : Lieux phares
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