Lundi 16 novembre 2009
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Il y a
quelques temps, je me suis lancée dans un projet assez banal, la réalisation d'un "arbre généalogique". Pas très original, mais rien de tel pour apprendre à connaître les membres de sa
famille.
Ma principale source d'information étant mes proches, je me suis rapidement trouvée bloquée. J'avais déjà pu amasser près d'une
centaine de noms, affiliés les uns aux autres et tout autant de questions sur qui pouvaient bien être ces étranges personnages, untel était-il bien l'enfant de celui-ci ou plutôt de celle-là, et
en quelle année était-il né réellement ?
La tâche est compliquée car je n'ai pas accès aux documents d'état civil. Ceux-ci sont pour la plupart, en Algérie, mais ce n'est pas grave, je ne prévois pas de me
lancer pour le moment dans une investigation aussi poussée. Ce qui m'intéresse, c'est plutôt de reconstituer un schéma de ce qu'est ma famille, schéma le plus large possible; de récolter des
anecdotes, des souvenirs de chaque membres. Il me faudrait donc aller au-delà de mes proches et recueillir les témoignages de cousins, tantes, oncles éloignés. Qui pour la plupart sont également
en Algérie.
En attendant de pouvoir entreprendre un tel voyage, j'utilise internet comme base de données, et ce blog comme point de rencontre. Peut-être réussirais-je
à contacter certains membres de ma famille grâce à la magie du web ? Je préfère, bien sûr, ne pas exposer à la vue de tous les "passants" les noms de famille des concernés; j'emploirai
plutôt des prénoms, des surnoms, et bien sûr je relaterai des faits et gestes à travers les anecdotes que j'ai pu entendre. Avec toutes ses recherches, j'ai récolté quelques informations sur les
différents lieux "d'implantation" et d'origine de ma famille, informations que je publierai ici. Une sorte de vitrine généalogique.
Peut-être des généalogistes algériens (amateurs comme moi) pourront me donner quelques astuces, liens, adresses pour avancer dans mes recherches sur internet mais aussi sur place...
Peut-être qu'un cousin, une cousine, reconnaîtra un oncle ou une mère dans l'un de mes portraits, une histoire ou un lieu famillale, et prendra contact avec moi...
Rabbi aalam, on verra bien ce que réserve le mektoub à ce petit blog.
Par Mounira
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Publié dans : Un peu de blabla
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Mercredi 18 novembre 2009
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C'est l'un des lieux de référence des plus
emblématiques pour ma famille; d'un certain nombre de ces membres en tout cas.

Cette "cité de la promesse tenue" au coeur d'Alger, d'allure "moderne" n'est pas très engageante à première vue, mais regorge de trésors. Au sud de ce que j'appellerais le "centre" de la
capitale (Grande Poste/Audin/Didouche même si géographiquement ce n'est pas vraiment juste), elle appartient au quartier d'Al Madania (ex-Salambier), pas très loin du Jardin d'Essai et surtout au
pied du complexe Maquam ech-Chahid/Riadh Al Feth (Monument du Martyr/Esplanade de la Liberté).
Une vue satellitaire avec wikimapia : link
posté sur Skyscrapercity link
J'ai toujours entendu parler du Mahçoun (prononcé ainsi par les algérois) et de Salambi. Cette cité a été construite par les français dans les années 50 (architecte : Fernand Pouillon). Je
croyais jusqu'à récemment qu'elle ne consistait qu'en quelques bâtiments élevés entre la cité du Confort et le quartier du Ruisseau, mais après la lecture de quelques articles et témoignages,
il semble qu'en réalité le Confort fait parti intégrante du Mahçoul. Les habitants l'en distingue fortement à cause de la différence de standing passé, mais au niveau topographique dirai-je,
il ne s'agit que d'une seule et même cité, divisée entre le côté "simple confort" (Mahçoul, réservé à l'origine aux musulmans) et "confort" (Confort, réservé à l'origine aux européens).
Je ne sais pas si la différenciation Mahçoul/Confort a été "officialisée" de nos jours ou si ce n'est toujours qu'un moyen efficace de distinguer les deux cités au quotidien.
J'ai lu qu'il y avait des maisons mauresque dans El Madania; je ne les ai jamais vu, mais peut-être devrais-je plutôt m'enfoncer dans le
quartier, au-delà de sa place et de son marché. La prochaine inchallah, je serais plus observatrice. Je n'avais même jamais fait attention qu'on pouvait y voir la mer! L'une de mes tantes, haute de
ses onze ans, s'était exclamée à cette vue époustouflante à l'époque (le Monument n'était pas encore édifié) "Comme ils ont de la chance de vivre ici ces gens!".
A l'heure où je termine cet article, l'équipe nationale vient de se qualifier pour la Coupe du Monde de Football 2010 (Mobrouk alina!!!!!!!!!!) et a battu l'Egypte 1-0. De chez moi
j'entend les supporters algériens passer en klaxonnant dans toutes les rues de la ville.
wilaya : Alger
district : Sidi M'hamed
municipalité : El Madania
Par Mounira
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Publié dans : Lieux phares
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Mercredi 18 novembre 2009
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Ce lien (site de l'association Les Pierres Sauvages de
Belcastel) mène vers des prises de vue très intéressantes de toute la cité (Mahçoul et Confort) : link
(il faut cliquer sur "Découvrez l'album de photographies contemporaines").
Il me semble que la
photo 40 montre une vue du bâtiment où vit ma famille! (le 17 si mes souvenirs sont exacts; au premier plan à gauche). Les escaliers que l'on voit sur l'image mènent à une plateforme qui dessert
deux bâtiments sur ses flancs, dont le 17. En face, encore d'autres escaliers interminables et à leur gauche un large dénivelé de terre et d'arbres, où les enfants jouent et les moutons
traînent.
Les dernières photos montrent la "fontaine aux tritons" ou "aux chevaux". Cette fontaine trônait auparavant au centre du Confort, sur la Place de la Porte de la
Mer (au niveau de la Tour du Totem), accompagné d'un Neptune triomphant. Les officiels auraient décider de l'ôter à cause des "dangers" que courerait une telle oeuvre d'art dans un quartier
populaire (le coup classique). On peut la voir aujourd'hui, mais sans son Neptune (où est-il passé celui-là ?) en face du Bastion 23.
Cette photo provient du skyblog de Blanche-Alger qui je l'espère acceptera de me la "prêter" le temps que j'en prenne une moi-même.
Une vue satellitaire avec wikimapia : link
En suivant ce lien vous tomberez sur l'emplacement noté Cité Diar El Mahçoul. Dans le coin supérieur gauche, on aperçoit une masse d'arbre, c'est le fameux dénivelé
dont j'ai parlé. Devant lui, un bâtiment en L, l'appartement de mon grand-père se situe dans le bras long du L, dar Baba Cheikh Allah yarahmou. On peut voir qu'il fait face à une petite place,
celle que l'on peut voir (me semble-t-il) sur la photo 40 précédemment citée.
Certains oncles et tantes ont vécu au Confort, je préciserai tout cela dans un autre article inchallah.
Mercredi 18 novembre 2009
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En arrivant au Mahçoul, on descendait d'abord les
longs escaliers (quelle galère pour les remonter ensuite!) qui longent le dénivelé de terre et d'arbres et menent directement au pallier du block 17.
On descend un escalier me semble-t-il, mais vraiment pas beaucoup, quelques marches seulement, et sur la droite se trouve le pallier du rez-de-chaussée (côté entrée, car de l'autre côté il n'est
pas au rez-de-chaussée). La porte de gauche est celle de l'appartement, un F2 au départ. Face à la porte d'entrée, la salle d'eau. Je me souviens que le robinet restait ouvert la nuit au cas où
l'eau courante fonctionnait alors que tout le monde dormait. Il y avait toutes sortes de récipients pour la récupérer afin qu'elle serve aux tâches ménagères du lendemain. Je ne sais plus si elle
était potable.
A gauche une chambre, elle est très sombre car elle n'a pas de fenêtre directe, et pour cause, une porte-fenêtre donne sur ce qui semble être une grande loggia. Il s'agit de l'ancienne cour, qui
a été murée depuis et qui ne comporte qu'une (ou quelques ? mes souvenirs ne sont pas nets) fenêtre(s) tout en haut, au niveau du sol extérieur (n'oublions pas que le terrain est en très forte
pente; côté escalier l'appartement est donc au rez-de-chaussée alors que côté place il est au premier, le rez-de-chaussée étant alors figuré par les "appartements" des habitants du sous-sol!
(locaux insalubres qui auraient dû faire figure de caves mais que la crise du logement a reconvertis (ou l'appât du gain semblerait-il; d'après ce qu'on me dit (et d'après mes souvenirs d'un
escalier plus noir qu'une mine, nauséabond et ruisselant d'humidité) il n'y a pas eu de travaux pour améliorer l'hygiène et le confort sanitaire de ces caves).
De retour dans le couloir de l'entrée on continue vers le salon, qui fait face à la chambre. Il était meublé avec d'ancien vaisselier quand j'étais enfant. Une fenêtre permet de se pencher tant
bien que mal sur la petite place (celle de la photo 40) et d'étendre du linge (classique dans le paysage).
En revenant à nouveau dans le couloir (très petit en fait), on peut aller dans la cuisine à droite du salon. Il n'y a pas beaucoup d'espace pour circuler à plusieurs, mais elle donne sur la
loggia (d'origine) qui permet un gain de place important. Elle est surtout très illuminée. Je crois que le mur était ajouré de manière à laisser passer la lumière pleinement, mais je n'en
suis pas sûre. Je me souviens en tout cas que ma grand-mère (Allah yarhamha) pouvait y cuisiner sur la tabona (un réchaud à gaz comme ci-contre). 
Dans cette loggia, elle travaillait aussi la
laine je crois, à partir des peaux de moutons de l'Aïd ou d'éventuels abbatages au cour de l'année. Quelques(unes servait de frach pour s'asseoir contre le carrelage froid.
Il me semble que je revois l'image d'une femme en train de rouler le couscous (tetfatal el taam).
Le soir, on dormait entre filles/femmes dans le salon, sur des matelas et des nattes c'est-à-dire el frach en général. 
Les hommes dormaient dans la chambre et l'ancienne cour (carrelée bien sûr). La fenêtre du salon restait grande ouverte en été et on étouffait quand même de chaud. Une fois allongée, c'était
presque comme dormir à la belle étoile tant la vue sur le ciel était claire et dégagée. Une nuit, très tard, le ciel s'est soudainement éclairci, pendant plusieurs minutes, sans que ce soit
l'effet d'un éclair soudain. J'imagine qu'il y a une explication naturelle, connue des météorologues, à ce phénomène, mais je ne l'ai pas encore trouvée.
Jeudi 19 novembre 2009
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A environ 200 km à l'ouest d'Alger, la ville de
Chlef (02) domine la wilaya du même nom. C'est là qu'est né et a grandi mon père, au milieu des années 50.
Ici, la wilaya de Chlef apparait sous le
numéro 2 (partie supérieur de la carte) alors qu'Alger porte le numéro 16 (les codes postaux bien sûr).
Je ne connais vraiment pas cette ville. Je me souviens y être allé deux fois, et j'ai appris avec surprise qu'elle avait un passé romain, sous le nom de Castelum Tinginitum. Y a-t-il des ruines ?
Des fouilles archéologiques ont-elles pu déceler des trésors dans les sous-sol ? Et que signifie ce nom (castelum peut-être pour château) ?
Sous la colonisation française, elle s'appelait Orléansville, puis redevient El Asnam à l'Indépendance. Le tremblement de terre du 10 octobre 1980 a été terrible, détruisant la majorité de la
ville. La légende de la malédiction du nom "El Asnam" a fait tant de ravage, que la ville changea à nouveau de nom, devenant Chlef, s'accordant avec la rivière El
Chellif.
Aéroport international de Chlef
Ce qui caractérise particulièrement Chlef c'est le paradoxe entre la tranquilité de la vie là-bas (je n'y suis allée que deux fois mais à chaque fois ce calme m'a frappé; peut-être est-ce une
fausse idée ?) et la dangerosité du site lui-même. Régulièrement au cours de l'Histoire, des tremblements de terre violents ont détruit la ville ou décimés les populations locales.
Il s'agit ici du séisme de 54.
Asnam signifie "statues" et éventuellement "idoles". Ce nom viendrait des nombreuses sculptures découvertes par les conquérants musulmans. Il me semble que les arabes
de l'époque ont délaissé la ville à cause de cette référence aux idoles, référence même qui précipita le changement de nom après le tremblement de terre de 80. Mon père ne m'en a pas beaucoup
parlé, mais il m'a tout de même raconté qu'après cette date, la ville n'a plus jamais été la même. Il lui fallait du temps bien sûr pour se redresser, mais d'après lui, c'était comme si elle
avait perdu une partie de son "identité" en même temps que ses géostructures. Si l'on se concentre sur l'architecture locale, on remarquera du bâti ancien, survivant d'une période dépassée, le
bâti moderne aux normes antisismique et les préfabriqués, mis à disposition de la population après la catastrophe. La maison de ma grand-mère était un préfabriqué, et preuve en est qu'il était de
qualité, puisque presque 30 ans plus tard, il tient toujours. D'ailleurs, d'autres pièces, réalisées par des maçons, se sont greffées à ce premier bloc et le tout s'imbrique parfaitement; la
maison est très confortable. Elle est situé sur un petit terrain qui dispose d'une petite cour carrelée et d'un petit jardin où pousse un grand figuier me semble-t-il.
Je sais que Hassiba Ben Bouali venait de Chlef. Je sais que c'est une ville où il fait atrocement chaud! Je crois qu'on y mange pas mal de figues de Barbarie, vu que mon père en est très friand
depuis longtemps.
Mes connaissances s'arrêtent là pour la ville elle-même. J'ai essayé d'en savoir plus sur les coutumes traditionnelles de la ville, mais on n'a fait que me répéter "c'est entre Oran et Alger
alors ça prend un peu aux deux". Je suis sûre néanmoins que cette ville a su développer des traditions qui lui sont typiques. Inchallah j'en apprendrai plus à
l'avenir.

Par Mounira
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Publié dans : Lieux phares
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